Achat ou location chariot élévateur : quelle option choisir pour votre entreprise ?

Responsable logistique ou gestionnaire d’entrepôt, vous le savez : disposer d’équipements fiables influence directement votre productivité et votre compétitivité. Quand vient le moment d’acquérir un chariot élévateur, le choix du mode de financement est donc essentiel. Achat, location chariot élévateur ou location avec option d’achat : chaque formule répond à des réalités opérationnelles et financières bien différentes. Pour faire le bon choix, il est essentiel d’analyser le coût total de possession (TCO), vos besoins terrain et la durée d’utilisation prévue. Tour d’horizon des avantages et limites de chaque solution.

Les 3 options pour acquérir un chariot élévateur

1- La location de chariot élévateur

La location est une solution flexible, idéale pour des besoins temporaires ou saisonniers. Elle permet d’accéder rapidement à des équipements récents sans immobiliser de capital important. Concrètement, votre entreprise verse un loyer mensuel fixe et bénéficie généralement d’un contrat incluant la maintenance et l’entretien. Cette option est particulièrement adaptée aux pics d’activité ponctuels :

  • périodes des fêtes,
  • contrats exceptionnels,
  • projets à durée limitée.

Elle est aussi recommandée aux entreprises qui souhaitent tester un modèle de chariot élévateur avant de s’engager sur le long terme.

À retenir : une solution agile, mais potentiellement coûteuse à long terme.

2- Crédit-bail (location avec option d’achat)

Le crédit-bail permet d’utiliser un chariot élévateur en payant des loyers mensuels, avec la possibilité de l’acquérir en fin de contrat. Cette formule offre un avantage fiscal non négligeable, puisque les mensualités sont généralement déductibles à titre de dépenses d’exploitation. Elle convient particulièrement aux entreprises qui souhaitent préserver leur trésorerie tout en se ménageant la possibilité de devenir propriétaires de l’équipement une fois leur situation financière consolidée. C’est souvent le choix privilégié des PME en croissance qui ont besoin d’équipements performants sans mobiliser d’importantes liquidités dès le départ.

À retenir : un bon compromis entre flexibilité et investissement progressif.

3- Achat de chariot élévateur

L’achat consiste à acquérir directement l’équipement, au comptant ou via financement. Il devient alors un actif de votre entreprise. Cette option est particulièrement avantageuse pour les organisations dont les besoins sont stables et prévisibles sur plusieurs années, car le coût total sur la durée de vie du chariot est généralement inférieur à celui de la location.

En tant que propriétaire, votre entreprise dispose également d’une liberté totale quant à l’utilisation, la modification ou la revente de l’équipement. À noter que l’achat implique aussi de prendre en charge l’entretien, les réparations et la gestion de l’obsolescence du matériel.

À retenir : une solution rentable sur le long terme, mais exigeante en capital.

Comparatif rapide : location, crédit-bail ou achat de chariot élévateur

Critères

LocationCrédit-bail (LOA)

Achat

Investissement initialFaible : aucun apport requis, idéal pour préserver la trésorerieFaible à modéré : parfois un premier loyer majoré à la signatureÉlevé : achat comptant ou financement bancaire à prévoir
Coût à long termeÉlevé si usage fréquent ou prolongé : les loyers cumulés dépassent rapidement la valeur du matérielIntermédiaire : coût total supérieur à l’achat, mais étalé dans le tempsOptimisé sur la durée : amorti dès lors que l’équipement est utilisé plusieurs années
FlexibilitéTrès élevée : contrats courts, résiliation facilitée, changement d’équipement rapideMoyenne : contrat sur plusieurs années, modifications limitées en cours de bailFaible : l’équipement est le vôtre, mais le changer implique une revente ou une mise au rebut
MaintenanceSouvent incluse dans le contrat : moins de surprises budgétairesVariable selon le contrat : à vérifier attentivement avant signatureEntièrement à votre charge : prévoir un budget entretien et réparations
Propriété de l’équipementNon : le chariot reste la propriété du bailleurOption d’achat en fin de contrat : vous choisissez d’acheter ou de restituerOui, dès l’acquisition : actif inscrit au bilan de l’entreprise
Évolutivité du parcForte : possibilité d’adapter facilement le nombre et le type de chariots selon l’activitéMoyenne : ajustements possibles, mais encadrés par les termes du bailLimitée : toute évolution nécessite un nouvel investissement ou la cession du matériel existant

Quel choix selon votre situation ?

Avez-vous un besoin ponctuel ou saisonnier ?

Location recommandée : une solution agile, sans engagement long terme.

La location de chariot élévateur est conçue pour les entreprises qui font face à des besoins temporaires :

  • surcroît d’activité,
  • remplacement d’un équipement en panne,
  • contrat exceptionnel ou pointe saisonnière.

Le contrat couvre généralement une durée allant de quelques semaines à plusieurs mois, avec les frais de maintenance inclus : une simplification de la gestion budgétaire qui élimine les mauvaises surprises.

Ses limites à ne pas négliger : le coût cumulé des loyers peut rapidement dépasser celui d’un achat si la location se prolonge. La disponibilité du matériel dépend également du stock du loueur, ce qui peut entraîner des délais en période de forte demande. Tout dépassement de la durée ou du nombre d’heures prévu au contrat peut générer des frais additionnels.

Votre activité évolue rapidement ?

Crédit-bail recommandé : maîtrise des flux financiers et flexibilité à la clé.

La location avec option d’achat de chariot élévateur s’adresse aux entreprises en croissance ou dont les besoins opérationnels sont amenés à évoluer. Les loyers mensuels permettent d’étaler la charge financière dans le temps et le matériel peut être testé en conditions réelles avant toute décision d’achat. En fin de contrat, trois options s’offrent à vous :

  • acquérir le chariot,
  • le restituer,
  • ou opter pour un autre modèle.

Point fiscal important : des avantages fiscaux peuvent s’appliquer selon votre structure juridique. Depuis le 1er janvier 2019, les entreprises publiques canadiennes sont soumises à la norme IFRS 16 pour la comptabilisation des contrats de location, tandis que les entreprises privées peuvent choisir entre l’IFRS 16 et les Normes comptables pour entreprises à capital fermé (NCECF). La consultation d’un expert fiscal est fortement recommandée pour évaluer votre situation.

Ses limites : le coût total du crédit-bail reste supérieur à celui d’un achat au comptant, notamment en raison des intérêts. Des pénalités peuvent également s’appliquer en cas de dépassement des heures d’utilisation contractuelles.

Vous utilisez votre équipement de manière intensive ?

Achat recommandé : la solution la plus rentable sur la durée.

L’achat d’un chariot élévateur est la formule privilégiée des entreprises dont les besoins sont stables, récurrents et prévisibles sur plusieurs années. Aucune contrainte d’utilisation n’est envisagée et le chariot devient un actif inscrit au bilan, potentiellement revendable en fin de vie :

  • pas de limite d’heures,
  • pas de kilométrage à surveiller.

Ses limites : l’investissement initial est significatif et peut peser sur la trésorerie, qu’il s’agisse d’un achat comptant ou financé. L’entreprise assume également l’entière responsabilité des coûts d’entretien, de réparation et d’assurance tout au long de la durée de vie de l’équipement.

Cinq critères pour faire le bon choix

Choisir entre acheter, louer avec option d’achat ou louer un chariot élévateur est une décision importante pour les entreprises dont les activités dépendent de ces machines. Pour vous aider à prendre la bonne décision, il est essentiel d’analyser en profondeur différents éléments comme:

1- Le coût total de possession (TCO)

Le TCO (Total Cost of Ownership) calcule l’ensemble des coûts liés à votre chariot élévateur sur toute sa durée de vie :

  • prix d’acquisition,
  • entretien,
  • carburant,
  • assurance,
  • formation des opérateurs.

Ce chiffre global est bien plus révélateur que le simple prix d’achat. À titre indicatif, le coût du conducteur représente à lui seul entre 70 % et 80 % du TCO, l’entretien entre 10 % et 20 %, et le prix de l’engin seulement 10 %. Comparer le TCO pour chaque scénario – location, crédit-bail ou achat – est donc l’étape incontournable avant toute décision.

2- La durée d’utilisation prévue

C’est souvent le critère le plus déterminant. Pour une utilisation intensive et stable sur plus de cinq ans, l’achat devient généralement l’option la plus économique : l’équipement est pleinement amorti et sa valeur résiduelle peut être récupérée à la revente. À l’inverse, pour un besoin de courte durée ou intermittent, la location de chariot élévateur s’impose naturellement : elle évite l’immobilisation de capital et les frais de gestion liés à la propriété.

3- Vos besoins en flexibilité

Chaque mode d’acquisition offre un niveau de souplesse différent. La location est la formule la plus adaptable : changement de modèle facilité, contrats courts, aucun engagement patrimonial. Le crédit-bail offre un niveau intermédiaire, avec la possibilité de mettre à niveau l’équipement en fin de contrat. L’achat d’un chariot élévateur, en contrepartie d’une liberté totale d’utilisation et de personnalisation, est la solution la moins évolutive. Tout changement de parc implique un nouvel investissement ou la revente du matériel existant.

4- La maintenance et l’entretien

Quel que soit le mode d’acquisition, les coûts d’entretien (pièces d’usure, contrôles de sécurité, réparations) sont inévitables et doivent être anticipés. Les conditions varient selon l’option choisie :

  • Location : la maintenance est généralement incluse dans le contrat, pour une gestion budgétaire simplifiée et sans mauvaise surprise.
  • Crédit-bail : les clauses d’entretien varient d’un contrat à l’autre. Il est essentiel de vérifier précisément ce qui est couvert (entretien préventif, réparations, prise en charge des coûts) avant de signer.
  • Achat : vous assumez l’entière responsabilité financière, mais vous avez aussi un contrôle total : choix des fournisseurs, qualité des pièces, fréquence des interventions.

5- L’évolution technologique

Les chariots élévateurs connaissent une transformation rapide : électrification des flottes, réduction des émissions. La location et le crédit-bail facilitent l’accès à ces innovations sans subir l’obsolescence d’un équipement acheté.

L’électrification est particulièrement emblématique de cette évolution. Vallée, fort de 65 ans d’expérience dans la conception de chariots élévateurs, propose par exemple le 4DA25-XRT 25 000 lb Zero Emission, un chariot tout-terrain 100 % électrique offrant :

  • 16 heures d’autonomie en conditions normales,
  • une capacité de levage de 25 000 lb,
  • et zéro émission de CO₂.

Conçu pour les terrains les plus exigeants, il intègre une batterie de 500 kWh, des essieux tout-terrain et une cabine ergonomique optimisée pour la visibilité et le confort de l’opérateur, autant de caractéristiques qui réduisent directement les coûts d’exploitation et augmentent la productivité.

Opter pour la location ou le crédit-bail peut être une stratégie judicieuse pour intégrer dès maintenant ces nouvelles technologies dans votre flotte, tout en conservant la capacité d’évoluer vers les prochaines générations d’équipements.

Exemple indicatif : trois façons d’acquérir un chariot élévateur Vallée

Pour illustrer concrètement les différences entre les trois modes d’acquisition, voici l’exemple d’un chariot élévateur Vallée tout-terrain à traction intégrale, conçu pour des environnements exigeants comme les mines ou les chantiers industriels, avec un coût de base indicatif de 595 000 $.

Trois options de financement peuvent être envisagées :

Option 1 : achat sur financement bancaire

Avec un taux d’intérêt variable indicatif de 6,95 %, et un amortissement sur 6 ans (72 mois), le paiement mensuel s’établit à environ 9 210 $. À terme, l’équipement est pleinement la propriété de l’entreprise et peut être revendu. Vous pouvez simuler votre propre scénario à l’aide de la calculatrice de prêt du gouvernement du Canada.

Option 2 : crédit-bail de 5 ans (60 mois) 

Le loyer mensuel est d’environ 9 872 $, avec une option d’achat activable en fin de contrat moyennant un montant résiduel de 148 750 $. Cette formule convient aux entreprises qui souhaitent tester l’équipement sur la durée avant de s’engager définitivement.

Option 3 : location sur 6 ans (72 mois) 

Le loyer mensuel s’établit à environ 10 360 $, sans option d’achat obligatoire en fin de contrat. L’étalement sur une période plus longue allège les sorties de trésorerie mensuelles tout en maintenant une flexibilité à l’échéance.

 Achat financé (72 mois)Crédit-bail 5 ansCrédit-bail 6 ans
Mensualité indicative~9 210 $~9 872 $~10 360 $
Durée72 mois60 mois72 mois
Propriété en fin de contratOuiOption à 148 750 $À négocier
Taux de référence6,95 % variableSelon contratSelon contrat

Ces données sont fournies à titre illustratif. Les conditions réelles varient selon votre profil financier, l’institution prêteuse et les modalités négociées avec Vallée. Un conseiller financier pourra vous accompagner dans l’analyse de votre situation.

Conclusion

Le choix du mode d’acquisition repose totalement sur vos besoins et votre situation. Si la simplicité de la gestion des coûts d’entretien est votre priorité, la location avec un contrat incluant l’entretien peut être l’option la plus avantageuse. Lorsque vous privilégiez le contrôle total et si vous êtes prêt à assumer les frais financiers liés à l’entretien, l’achat est préférable. La location avec option d’achat offre une alternative intéressante et nécessite une analyse approfondie des clauses du contrat relatives à la maintenance. Pour plus d’informations sur la meilleure option pour votre entreprise, contacter nos experts dès aujourd’hui.

(866) 376-1117